2011 était l’année de l’alliance Espagne-Russie : http://www.spain-russia2011.ru/
Il y avait notamment une exposition qui sonnait fort à propos en cette année passée qui aura remis au goût du jour la notion de Révolution. Il s’agit de l’exposition la « Caballería Roja- Création et Pouvoir dans la Russie Soviétique de 1917 à 1945 », montée par la commissaire Rosa Ferré, qui était présentée à la Casa Encendida de Madrid jusqu’au 15 Janvier 2012.
L’exposition était fouillée– plus de 200 œuvres y étaient rassemblées- le gouvernement de Medvedev ayant fait montre d’une grande volonté de démonstration de la grandiloquence de l’art de cette période. Il s’agissait aussi de poursuivre à nouveau cette « bataille du récit » comme la nomme à juste titre l’historien Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS et auteur de « La Russie en Révolution ». (http://www.decitre.fr/livres/1917-la-Russie-en-revolution.aspx/9782070534159 )
C’était donc une mise en perspective assez exhaustive sur la forme et didactique dans son traitement de l’avant-gardisme de l’Art Russe de la première moitié du XX siècle : depuis la prise de pouvoir des bolchéviques, retraçant les débuts de la propagande d’état, en passant par les deux premières décennies du totalitarisme Stalinien, jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Une période archi dense au niveau de l’émergence de l’art de propagande et des métamorphoses que subira l’empire russe renaissant soviétique. C’est aussi un regard sur l’œuvre de ces nouveaux créateurs qu’offrait l’exposition, des créateurs diligentés par le parti. Des artistes dépositaires d’un idéal participant ainsi au «mythe d’Octobre ». L’enjeu de la création à cette époque était bien de construire pour le peuple Russe la mystification de la rupture majeure d’Octobre 1917 (ou année zéro pour certains) qui devait servir à la fois d’acte fédérateur et de socle idéologique pour l’idéal bolchévique. Cette rupture devenue mythe qui devait correspondre aux attentes de la révolution sociale qui couvait depuis plusieurs décennies déjà.
Or il y a la vérité fantasmée de cet art-là, de la propagande, et la réalité vraie, beaucoup plus complexe.*
En fait, cet art de propagande est bien généreux en idéaux qui trébuchent tant ils se bousculent mais il est assez peu révélateur de ce que la majorité des Russes vivaient en vérité. Pour une fois, l’Art ment sur une époque ou plutôt échafaude sciemment une réalité annexe en fantasmant une Histoire. Avec force et évidence, la volonté de grandeur des œuvres, leur souci de l’endoctrinement et la nécessaire persistance imagée du souffle révolutionnaire s’imposent.
Si on replace rapidement la création de cette époque dans son contexte, on se souviendra que le véritable soulèvement populaire fut celui de Février et non la prise du Palais d’hiver d’Octobre. En Février, les paysans et ouvriers avaient spontanément renversé l’empire et poussé Nicolas II à abdiquer. Le pouvoir leur était revenu. Organisés sous la forme de soviets et de comités, pratiquant la démocratie participative et directe –déjà en 1917- la majorité politique revenait aux socialistes révolutionnaires qui portaient réellement les aspirations du peuple. La ligne Bolchévique, minorité agissante, était peu représentée mais un ralliement progressif à ses idées au sein des usines va se faire à partir des émeutes de Juillet. Et ce sera l’incroyable force d’action de cette minorité emmenée par Lénine qui, en Octobre, décidera du renversement du gouvernement Kerensky – troisième formation provisoire instituée après la révolution de Février- et confisquera alors le pouvoir des soviets pour gouverner à leur place.
Le parti bolchévique et les thèses Léninistes ont donc eu besoin d’asseoir leur assise en fédérant, en ralliant l’opinion des masses et en gagnant leur apaisement. Dans une certaine mesure, hormis le soulèvement populaire de Février, la Révolution Russe fut avortée peu à peu à partir d’Octobre. [Ceci dit, un bref moment de convergence politique opérera tout de même entre le nouveau parti unique et les revendications du prolétariat. Les bolchéviques vont en effet acter comme première mesure la redistribution des terres. Mesure- écran de fumée puisque la redistribution avait déjà commencé spontanément par les paysans eux-mêmes lors du vaste mouvement de jacqueries qui sévit durant l’Eté 1917. L’idée de cette mesure était de calmer les ardeurs du prolétariat constitué essentiellement de paysans.] Au moment de la révolution, 85% de la population est rurale et largement analphabète. Il fallait donc convaincre les masses du mythe d’Octobre et de la poursuite des idéaux révolutionnaires par le parti bolchévique. Pour sa survie et son maintien au pouvoir sans remise en cause, la nécessité de créer tout un nouveau langage doctrinaire va émerger. Et le meilleur vecteur pour propager sa doctrine sera l’Art. Sous toutes ses formes.
L’exposition, bien que très riche, n’offrait qu’une lecture binaire. La seule mise en relief consentie fut en fait la distinction entre les deux temps de la période concernée. Un propos critique sur la première période manquait. Quand Lénine cherchait surtout à créer une doctrine de la Révolution reprenant les revendications des masses avec des tournures iconiques systématiques -telle la désignation de la bourgeoisie, symbole ultime de l’impérialisme, comme ennemi de la révolution ou encore la célébration continuelle de la prise du Palais d’Hiver- Staline, lui, a surtout poursuivi la construction d’un mythe autour de sa personne et de sa théorie, le réalisme socialiste, s’appuyant sur des formats monumentaux et une profusion des valeurs idéales- industrialisation et travail de la terre jusqu’à épuisement, patriotisme sévère, délation dans l’entreprise plus qu’encouragé etc…- qui sont disséminées dans chaque œuvre.
D’un point de vue artistique, de la totalité des œuvres alors rassemblées ce qui ressortait surtout était donc cet avant-gardisme génial d’une création extrêmement moderne lors de la première partie du XX siècle, résolument tournée vers l’avenir, posture qui sera intégrée aux nouveaux courants significatifs de cette période : le futurisme, le constructivisme et le suprématisme.
De 1920 jusqu’à la fin des années 1930, les artistes de tout poil qu’ils furent clairement pro-révolutionnaires ou alors à la périphérie du mouvement tels les « compagnons de voyage » ** soutenant de loin la révolution rouge, ont fait montre d’inventivité. Et c’est l’éclosion d’une créativité dense, soutenue, multiple et pluridisciplinaire- arts visuels, musique, cinématographie, scénographie, théâtre, littérature et graphisme- qui voit le jour au service d’un langage neuf. Il lui fallait des mythes et des symboles fondateurs à cet ordre nouveau, des rites et des figures révolutionnaires. Les artistes, intellectuels et scientifiques les lui procureront. Et puisque toute une langue nouvelle va naître, il faudra l’apprendre aux masses par des campagnes de diffusion massives.
L’articulation de nouveaux courants visuels et d’événements culturels doctrinaires réglant la vie sociale des russes va voir le jour. Beaucoup de ces nouveaux procédés seront d’ailleurs repris ultérieurement. Comme par exemple ce spectacle aux moyens colossaux pour le troisième anniversaire de la Révolution : « La prise du Palais d’Hiver ». 1000 participants seront sollicités et plus de 100,000 spectateurs y assisteront. On y voit les prémisses de la culture de masse ou « industrie culturelle », comme la nomme le sociologue Allemand Adorno, qui vise à produire une conscience factice et trafiquée. Ce sont les débuts de la propagande à grande échelle que les studios Hollywoodiens vont reprendre sous la guerre froide en produisant de multiples films à la gloire de la sécurité nationale des Usa qui désignaient le «rouge » communiste comme l’ennemi suprême, celui qui menaçait la belle Amérique et son capitalisme serein. (L’industrie cinématographique et le gouvernement américain s’inspirèrent aussi du réalisme socialiste en black-listant de nombreux réalisateurs suspectés de gauchisme – « leftists »- et instaurant une censure qui n’aurait pas déplu à Staline).
Sur ce spectacle colossal du troisième anniversaire d’Octobre, le dramaturge et intellectuel Lunacharski dira d’ailleurs : « pour que les masses prennent conscience d’elles-mêmes, les masses doivent se manifester ouvertement et ce n’est possible que, pour reprendre les mots de Robespierre, lorsqu’elles deviennent parties intégrantes du spectacle ». L’essence même de ce qui constituera l’instauration et la propagande du bolchévisme est énoncée ici : endoctriner les masses oui, mais les faire participer surtout, sans cela, rien ne serait possible. Ne croyons pas qu’une population entière ait été mystifiée pendant près de 70 ans sans avoir jamais participé de cette mystification. De là, d’ailleurs, le besoin d’une très lourde bureaucratie par la suite.
L’exposition ouvre sur la toile qui lui donne son nom : « La garde de la Cavalerie Rouge » de Malevitch, datant de 1930. IMAGE 1 Des groupes compacts de minuscules cavaliers rouges galopent sur la ligne d’horizon, vers la gauche. Les lignes sont à peine dessinées, le mouvement imprimé sur la toile, peu dense en matière, montre l’ordre nouveau en marche.
Visuellement, il y aura un courant doctrinaire intéressant: le Lubok [http://monderusse.revues.org/6134 ], cette forme traditionnelle de vignette héritée de la mythologie classique va devenir récurrente. Le Lubok s’apparente à l’image d’Epinal. Ces illustrations accompagnées de commentaires désignant l’ennemi renforçaient ainsi la notion de communauté, elles étaient créées par des sociétés et associations d’éditeurs puis distribuées largement. Le Lubok supposait la sérigraphie. IMAGE 2 Ce procédé se rapproche quelque peu de ce que l’affiche publicitaire sera des décennies plus tard : un langage pictural et un slogan leitmotivs pour fédérer une « communauté » d’acheteurs ou d’adhérents à un concept ou une image.
Pour endoctriner de façon effective, il faut bien sûr éduquer les masses. C’est ainsi que sera créé le mouvement dit d’«agit-prop ». La propagande par l’agitation sert à diffuser les idées et les entériner par la force des émotions. Ainsi la troupe du Théâtre des chemises bleues sera créée en 1923 : cette troupe expérimentale acrobatique était basée sur la biomécanique. Plus de 5000 troupes de théâtre surgiront suite à sa création. La biomécanique a été élaborée suite aux expérimentations constructivistes de Pavlov.
Notons aussi les campagnes massives d’alphabétisation à bord des trains qui sillonnent les campagnes russes. Ces trains contenaient une bibliothèque, une machine à presse, un cinématographe et des tables d’informations. Les trains distribuaient aussi des tracts et les dernières nouvelles arrivées par télégraphe. IMAGE 3
Au fur et à mesure que se diffusent les thèses léninistes, l’Art opère donc des transformations. Le mouvement futuriste qui nie le concept bourgeois de beauté va naître. Selon les futuristes, l’art « doit être utile à la révolution ». Le poète Kirillov aura ces mots : « Pour le bien de notre demain, nous allons brûler Raphael, détruire les musées, nous allons fouler aux pieds les fleurs de l’Art. Nous vivons pour une autre beauté ». Pour le dramaturge Maïakovski, « il est temps que les balles décorent les murs des musées ». Lénine avouera : « Je ne peux pas écouter de musique très souvent, cela me donne envie de caresser la tête des gens. Mais aujourd’hui il ne faut caresser la tête de personne, il faut frapper les têtes, sans pitié, bien qu’idéalement nous soyons contre toute forme de violence sur les personnes. Hum, c’est une tâche extrêmement difficile ». L’ouverture des archives a prouvé que Lénine avait des goûts artistiques plutôt conservateurs et bourgeois, appréciant l’art abstrait et ne goûtant guère l’art futuriste.
Parmi les transformations artistiques, sur le plan visuel, on peut citer : les reliefs abstraits de Tatlin qui vont inaugurer l’abstraction, initiée d’ailleurs par Kandinsky avant de s’enfuir en Europe. Il y aura ensuite l’abstraction sans objet du courant suprématiste qui débute à partir de 1915 basée sur la décomposition géométrique, la figure propre du cubisme, le cylindre de Léger et le mouvement et la métallisation du futur.
N’oublions pas l’importance des recherches artistiques de Lisstizky, Lavinsky, Melnikov et Popova Rodchenko qui seront capitales pour le design et le dessin, leur influence étant comparable à l’Ecole du Bauhaus. L’installation prévue pour l’Expo de Moscou de 1921 le prouve clairement : un enchevêtrement de pièces métalliques et de bois préfigurent l’art moderne que l’on voit depuis quelques décennies. IMAGE 4 Rodchenko commencera à suspendre ses sculptures au plafond, chose qui sera reprise bien plus tard.
Enfin le constructivisme apparaît en 1921. Le courant sera divisé entre les subjectivistes, emmenés par Vladimir Kandinsky, et les objectivistes, symbolisés par Rodchenko. Le débat de leurs recherches portait sur la construction, en 3 dimensions, et la composition, en 2 dimensions.
En littérature on y parle nouvel ordre social caractérisé par la vitesse. Le mouvement Fotokor est créé : des photoreporters ouvriers qui chroniquaient les différents moments de production sur une chaîne pour en noter les défaillances et améliorer le système. De l’art utile.
L’utopie soviétique était surtout fascinée par la technologie. C’est ainsi que tout un tas d’expériences sociales et la science-fiction (énormément grâce aux ballets et aux films) vont se développer. Au cours des années 1920, l’image récurrente est celle de l’hybride homme-machine. A cette époque, artistes et scientifiques se rejoignent dans l’expérimentation des sens et l’étude de la perception. Dans un souci de propagande efficace, les institutions culturelles vont appuyer les recherches sur la conscience humaine et c’est un vaste champ d’expérimentation qui s’ouvrira ainsi. D’où le fameux réflexe de Pavlov qui comprend que l’homme est une machine répondant à des stimuli et qu’il faut le stimuler de façon appropriée. Malgré la posture antisoviétique de Pavlov, Lénine le protégera, ses travaux étant très utiles. Le politique et philosophe Bujarin aura ses mots concernant le travail de Pavlov : « une arme dans l’arsenal d’acier du matérialisme ».
Musicalement, l’expérimentation sera géniale, les russes seront des pionniers de l’art du son dans les années 1920. En 1919 Theremin va créer la Thereminvox : en une machine, il réunit le son, la lumière, le geste, l’odeur et les perceptions tactiles. Cette machine est l’ancêtre du son électronique. IMAGE 5 En 1917, Sholpo créera un orchestre mécanique. Toujours cette obsession pour la biomécanique comme référence conceptuelle de l’endoctrinement.
A partir de 1922, deux ans avant la mort de Lénine, le discours artistique se modère. Les artistes Miturich, peintre-designer, et Tatlin, peintre-sculpteur, créent une machine volante. Cet essai laisse transparaître un besoin de liberté à l’heure où l’industrialisation effrénée génère une violence de la société soviétique qui se déshumanise. La révolution de Février est loin. IMAGE 6
Plus tard, en 1929, le dramaturge Maïakovski mettra en scène une comédie fantastique et satirique en 4 actes, « la Punaise» dont le protagoniste découvre que le bonheur universel est incompatible avec la liberté individuelle. Il y dit en substance que l’élimination du désir indépendant est la fin de la nature humaine. Pertinente réflexion sur l’impossibilité du communisme. Et première critique frontale de l’idéologie Stalinienne.
A partir de la prise de pouvoir de Staline, les pratiques artistiques vont se scléroser face à l’ultra-répression et le désaccord, grandir. Staline va fermer toutes les écoles d’art et retirer son soutien aux compagnons de voyage qui dès lors s’enfuient. Des campagnes coercitives contre les artistes de l’avant-garde vont commencer. Malevitch peindra en 1932, son « pressentiment complexe » : un homme de dos à la chemise jaune regarde l’horizon, une maison sans fenêtre au loin. IMAGE 7 Il se réfère à son emprisonnement en 1930 quand il fut suspecté d’espionner pour l’Allemagne. La terreur stalinienne par la répression sur les paysans et les dissidents va mettre fin à l’émulation artistique, les formats vont devenir monumentaux, l’académisme sera la règle, la figure stalinienne, récurrente et les valeurs, omniprésentes comme en témoignent des toiles telles que “Ennemi démasqué à l’usine” (1938) ou “Jugement d’un absentéiste au travail” (1931) IMAGES 8
Ce qui ressort de l’exposition est l’incroyable inventivité des premières années. A partir de 1920, alors que les esprits révolutionnaires et socialistes ne croient déjà plus en leur révolution, (répression avec la Tcheka de Lénine, l’ancêtre du KGB, et guerre civile ayant définitivement montré la face du bolchévisme)- les créateurs et scientifiques jouissent tout de même de beaucoup d’espace pour leur création (à condition qu’elle œuvre dans le bon sens). Mais peu à peu, des centaines d’artistes et intellectuels parmi les moins ralliés à la cause Léniniste vont s’enfuir en Europe (kandinsky, Chagall, Berberova, Prokokiev, etc…). Maiakovski se suicidera d’ailleurs en 1930 à Moscou, lassé de la persécution qu’il subit.
Cette exposition était donc loin d’être anodine puisque, diligentée par les autorités Russes en pleine période pré-électorale (les présidentielles se tiennent en Mars 2012), elle poursuit, en retraçant la langue artistique de l’époque, la « bataille pour le récit » d’un des éléments fondamentaux de l’Histoire mondiale moderne, si ce n’est le plus fondamental. De cet évènement dépend en effet toute la majeure partie de la géopolitique contemporaine. C’est un acte fondateur. Et il date peut-être d’il y a plus d’un siècle mais au vu de la situation actuelle de marasme économique dû à l’échec du système capitaliste, il semblerait que l’on assiste à la réponse du berger à la bergère. Le communisme a échoué, le capitalisme, aussi. (Si ce n’est tout de suite alors bientôt, car par la simple force des choses cela est inévitable: ressources épuisables, non viabilité à long terme.)
Reste maintenant à construire la suite. Notes:
*Il faut savoir qu’il existe deux courants de ce qu’on nomme désormais la Soviétologie ou historiographie de la Révolution Russe. L’un consiste à envisager la période seulement sous l’angle du totalitarisme, en partant du postulat que la population civile a été mystifiée pendant toute la période soviétique (près de 70 ans donc). Le second est un courant révisionniste qui admet une rupture entre le stalinisme et la ligne bolchévique originelle, faisant le postulat d’une trahison de la part de Staline envers les idées bolchéviques, du moins surtout dans leur application. Ce second courant ne minimise pas la dictature stalinienne, il précise seulement la distinction entre les deux périodes du bolchévisme.
** Beaucoup de ces « compagnons de voyage » émigreront peu à peu. Parmi eux : kandinsky, Chagall, Bunin, rachmaninoff, Chaliapin et Stravinsky- qui ne rentrera pas d’Europe. A l’Automne 1922 Lénine envoi en exil forcé plus de 70 intellectuels influents tels que Berdiàyev, Lossky et Serguéi Bulgàkov.
Pour aller plus loin :
Martin Malia, La tragédie soviétique (Le Seuil -1996)
Moshe Lewin, La formation du système soviétique (Gallimard - 1987)
Alexander rabinowitch, Les bolcheviques au pouvoir : la première année du régime bolchevique à Saint Petersbourg (Indiana University Press - 2007). [ Lien sur: http://www.wsws.org/articles/2007/nov2007/bols-n09.shtml ]
Noam Chomsky, De la Propagande (Fayard - 2002)
Ignacio Ramonet, Propagandes silencieuses. Masses, télévision, cinéma. (Galilée - 2000)
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IMAGES:
1. La Charge de la la Cavalerie Rouge, Malevitch, 1930.
2. Des Luboks (vignette sérigraphiée distribuée largement).
3. Capture Ecran. Vidéo sur les trains d’alphabétisation. 
4. Capture Ecran Vidéo de l’Installation Exposition Moscou 1921.
5. ThereminVox. Premier Instrument électronique par vibration, technologie gestuelle. 
6. Prototype de “Volnoviks” ou machine volante.
7. Pressentiment Complexe, Malevitch, 1932.
8. -Ennemi démasqué à l’usine, Mijail Antonov, 1938.
- Jugement d’un absentéiste au travail, Nikolai Shneider, 1931. 